Le tunisien a vécu un silence oppressif durant plus de 50 ans. Notre capacité à gérer notre mutisme vient d'atteindre sa limite.
Nous assistons à une explosion de la liberté d'expression. Est ce dangereux? Devrons nous la gérer? Comment ?
Nous assistons à une explosion de protestation
Depuis la fameuse expression collective et commune du peuple tunisien le 14 janvier 2011, le peuple n'arrête pas de bouillonner. "DEGAGE" est devenu un symbole de protestation. Mais son usage a était sur exploité et décliné dans des réclamations qui n'était pas communes au peuple tunisien. Des réclamations multiples, sectorielles ou même individuelles ont inondé les médias, les rues et quelques ministres le gouvernement (spécialement ceux qu'on apprécie).
C'est quoi le dangereux?
Il y'a une volonté de détourner le regard du peuple, des objectifs de la révolution qui réclame le grand ménage dans le gouvernement et les ministères.
En effet le peuple a oublié qu'il y'a encore des personnes qui veulent se dérober de leur crime envers le pays. Mais les plus dangereux sont les comploteurs de l'ancien pouvoir, qui dessinent un plan macabre pour usurper notre révolution.
La plupart des réclamations émanent de personnes qui travaillent déjà et qui demandent carrément des avancements ou des augmentations de salaire. Pourtant les chômeurs n'ont même pas manifesté pour leur cause. Qui incite les et gens à banaliser et bloquer notre révolution?
N'oublions pas que notre révolution est une révolution de dignité et de justice.
Nous n'avons toujours pas atteint ni vu l'accomplissement d'un pas vers la justice. Les visages caché de l'ancien régime glousse de joie devant notre dispersion. Eux qui sont toujours au pouvoir à comploter. Ils utilisent même la foule pour inciter à la violence et semer la haine entre le peuple et l'agent de police.
Comment gérer alors le flux d'expressions et de réclamation?
Je crois qu'il faut réorganiser nos priorités, sinon nos acquis et nos réclamations personnelles se trouveront aspirés dans le néant.
Comment faire? Tout d'abord nous avons commencé par réclamer la chute du régime de ZABA. A notre grande surprise les visages de ce régime est toujours omniprésent. Et je ne parle pas seulement des visages publiques comme Mr le ministre Ghannouchi, mais des marionnettistes qui se cachent derrière comme Mr. Baccouch et pleins d'autres noms méconnus.
D'une seule voix commune nous devant réclamer pacifiquement un remaniement ministériel pour appuyer les réclamation de la caravane du sud qui a été délogé par la force (une autre preuve de la persistance du régime).
Après l'épuration du système nous pourrons passer à la reconstruction du pays en choisissant les meilleurs choix à suivre.
C'est après à partir de la qu'ont pourra passer aux réclamation sectorielles et personnelles. Nous garantissons alors une meilleure assise pour réaliser et maintenir nos acquis à tout genre.
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